Une des qualités essentielles attendues d’un professionnel de santé ....

Publié le par Carole Gouyé

 

Les directives anticipées offrent une possibilité d’orienter les décisions des médecins en fonction des besoins et souhaits de chaque patient.

Elles donnent la parole au patient, témoin de sa singularité. Au-delà de leur aspect formel, elles s’inscrivent dans la relation de soin au cœur d’une démarche personnalisée.

Ainsi les directives anticipées doivent-elles être comprises comme un objet de dialogue, signe de confiance réciproque et non de méfiance. Elles sont une aide pour le patient et les professionnels, tant dans l’anticipation des situations de fin de vie que dans leur vécu.

Une des qualités essentielles attendues d’un professionnel de santé est sans doute d’être apte à tenir compte de la volonté du patient quand une décision importante est en jeu.

Dans ce but, la possibilité de rédiger des directives anticipées, selon la loi du 22 avril 2005, se présente comme un des moyens novateurs, mais leur rédaction et leurs conditions d’application apparaissent souvent délicates.

« La médecine doit respecter cette demande, sans avoir une sorte d’effroi de la transgression. Naturellement cette demande du malade qui veut que l’on arrête les soins est une demande de mourir : il ne veut plus de traitement, il veut qu’on l’arrête. L’obliger à vivre une agonie, que certains appellent «la peine de vie», est quelque chose dont je n’aurais pas envie. Quant aux éternels débats disant «mais c’est de l’euthanasie déguisée», ils me déplaisent, car ce n’est pas du tout la même chose. » Didier Sicard
http://www.liberation.fr/societe/2013/06/30/une-agonie-trop-longue-peut-etre-terrifiante_914836

Il n’y a pas de fin de vie indigne. C’est la façon dont cela se passe parfois qui est indigne. C’est refuser de respecter la volonté d’autrui qui est indigne.

Directives anticipées

Les directives anticipées sont reconnues par la loi -
Elles peuvent être modifiées à tout moment.
Elles devraient être rédigées dès l'âge de 18 ans.

Ne pas rédiger ses directives anticipées, c’est mettre ceux qui nous aiment et que nous prétendons aimer, ou les médecins, dans l’obligation de prendre pour nous une décision que nous n’avons pas osé prendre. Et les mettre en danger face à la loi.

Si vous ne voulez pas ou ne pouvez pas mettre par écrit vos volontés écrivez que vous laissez à votre médecin ou votre conjoint ou votre enfant la responsabilité de décider ce qui sera le mieux pour vous.

 

"la santé est un état de complet bien être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité"

Définition de l'OMS en 1946, relayée par la convention européenne des droits de l'homme

 

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