Etudes d'impacts des promoteurs éoliens : les bureaux d'études les truquent ils ?

Publié le par Carole Gouyé

Voila ce que je viens de recevoir

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Bonjour,
Après vérification, sommaire, de ce que je redoutais, car je commence hélas à connaître certaines constantes de ce dossier, il semble bien que le bureau d'étude ENCIS, qui travaille pour ABOWIND, n'ait pas vraiment tenté de contacter les riverains, pour étudier les chauves souris. Et s'est plaint un peu prématurément, officiellement, via un affichage municipal de ne pas avoir je cite "assez d'invitations de riverains". Cela m'avait paru étrange, cela l'était.

Peut-on m'expliquer si ce bureau a envoyé des courriers aux riverains? pour se présenter et expliquer leurs activités pour prendre rendez vous? j'aimerais les voir et comparer les dates de ces courriers à la date de cet affichage, et de leur plainte officielle. Car je maintiens : pour rentrer chez des privés, on montre officiellement patte blanche, à l'avance.

C'est important car, les études d'impact que personne ne lit en détail, moi je les lis. Or, il se trouve que le bureau ENCIS a aussi participé aux études d'impact d'un autre projet au sein du PNR, pour le compte d'un autre développeur, WKN. Et dans leur étude, sur le site de Maisonnais sur Tardoire, page 20, ils dénombrent juste 25 grues un 25 février, en plein couloir de migrations, aussi, et n'ont pas trouvé de fiente de chauve souris.
En trouveront-ils cette fois où continueront-ils à prétendre qu'ils ne peuvent rentrer chez des riverains qui, par ailleurs, commencent à stocker ces précieux excréments afin de les envoyer directement au commissaire enquêteur, cela ira plus vite, s'ils ne sont pas dispos pour effectuer correctement leur étude de terrain?

Quant aux grues cendrées et autres volatiles migrateurs, j'ose espérer qu'ils ne vont pas comme à Maisonnais sur Tardoire employer un ornithologue stagiaire ( c'est de l'humour) qui aura oublié ses lunettes à triple foyer dans son scooter lors des grandes migrations automnales et printanières et mis leur casque pour écouter de la techno sur leurs oreilles et ainsi ne pas noter les cris de milliers et de milliers de grues au dessus de leur tête.... Et qui volent bien, à des altitudes variables soit entre à peine quelques centaines de mètres et un ou deux mille mètres. Mieux : elle se posent , chez nous, et pas très loin du projet, dans le secteur, au vu des nombreux plan d'eaux locaux, et fatalement n'atterrissent pas à la verticale, tels des hélicoptères, et descendent donc à la hauteur des machines.

Ah ... j'oubliais : les vols de nuit sont deux fois plus importants que le jour. Et les petits oiseaux sont éjectés à 100 mètres de l'obstacle et disparaissent des statistiques car mangés par les prédateurs terrestres. Bref si ENCIS veut qu'on lui fasse son étude d'impact, c'est pas un souci, d'ailleurs ABOWIND ne devrait -il pas recruter les riverains, certains ne roulent pas sur l'or, pour la lui faire, au lieu de dépenser inutilement ses subsides avec des bureaux coûteux? C'est toujours de l'humour. quoi que .. l'étude d'impact "participative "est sûrement une notion à inventer pour l'ICPE par le ministère de l'environnement, et la DGPR du ministère!
Non, car comme on cherche tous les prétextes possibles pour coincer les empêcheurs de tourner en rond comme des journalistes dotés de sens pratique, ce que je nomme les prétextes "archiduc" ( vous vous souvenez l'assassinat de l'archiduc d'Autriche qui fut prétexte au déclenchement de la première guerre mondiale, le plus célèbre prétexte de l'Histoire), mieux vaut rappeler que l'humour n'a pas été encore interdit de notre constitution et nos institutions. Les coups de gueule non plus. Et on n'a pas encore établi de glossaire d'humour neutre ou de gueulante neutre comme pour les paquets neutres de "clopes". Je dirais même que l'impertinence est, à priori, une déformation professionnelle obligatoire, quand on fait le métier que je fais.

Humour, qui tout de même, vire à la satyre quand on sait que cette compagnie a aussi employé les services d'un autre bureau, ABIES, qui par ailleurs avait juste truqué le SRE limousin, ( une étude qui a coûté... une somme très très, trop conséquente sur nos finances publiques, celles de la Région Limousin) en oubliant encore, de spécifier l'importance du plus grand couloir de migrations de France, en tous cas le plus connu, tellement connu, que les périgourdins et les limousins, chaque été et chaque automne attendent leurs grues pour remiser les pulls au placard au printemps ou enfiler les manteaux en novembre. ici nous vivons avec nos grues. c'est patrimonial, et affectif.

Nous avions l'an dernier dans la revue XXI cité "l'oubli" de ce bureau, dans le SRE. Le tribunal l' a bien noté lui aussi, quand le SRE limousin a sauté, et plus récemment , un commissaire enquêteur en Charente, en encore rappelé ABIES à l'ordre, en émettant un avis défavorable, à un dossier Abowind, qui employait ce bureau ( je vous enverrai cela M Duval, vous y jetterez un coup d'œil, c'est court et concis), et re- mentionné ce couloir d'oiseaux dans son rapport. La bas ils sont juste en bordure. Nous, ici nous sommes en plein milieu.

Alors, lorsque je traite, en riveraine un peu grognonne, des bureaux d'études de malotrus, je crains bien d'être en dessous de la réalité, mais je vous laisse choisir vous même le terme approprié. On dit quoi dans ces cas là? Menteurs? Tricheurs? "Bidonneurs"? je l'ignore, choisissez, piochez dans le dictionnaire de synonymes.

Car délibérément occulter de telles contraintes de biodiversité pour faire passer des projets vire à ... la mauvaise foi, non vous ne trouvez pas? suis-je la seule à noter cette mauvaise foi?

Toujours est-il, que Saint saud, la Coquille, et toute cette zone est en plein couloir d'oiseaux migrateurs, que le PNR est gorgé de zones humides pour les nourrir, et que les chauves souris, compte tenu de la biodiversité locale y pullulent. Et que ce PNR est en amont de la station d'observation ornithologique de Flavignac, située un peu plus au nord. Les données sont accessibles sur le net, la station publie tous les ans les résultats de ses comptages des volatiles qui sont au préalable passés chez nous, plus au sud. Abowind et ENCIS, ou même ABIES sauraient-ils les consulter? Ils peuvent les joindre à leur étude, ce sont les mêmes données, A saint saud qu'à Flavignac!

Quand au futur commissaire enquêteur, nommé par le TA et payé si je ne m'abuse mais vous pouvez rectifier si je me trompe, par les développeurs via la Caisse des dépôts, saura-t-il lui aussi, regarder le ciel si l'enquête publique a lieu en automne? Espérons le. S'il ne le regarde pas assez, au cas où il aurait déjeuné en compagnie d'Abowind et avalé quelque plat périgourdin par trop roboratif qui lui clouerait le regard au sol, faudra t-il t une contre étude et de contre conclusions motivées et envoyées en AR à qui de droit? D'abord à lui bien sûr.

J'espère que non, car à éplucher les jugements de tribunaux dans d'autres régions, c'est inquiétant car il n'est pas rare d'y trouver aussi des commissaires enquêteurs, quelque peu... expéditifs avec la biodiversité, et les riverains, et dénotant une... sorte de ... connivence avec les développeurs. Que certains juges d'ailleurs, ne manquent pas de noter. Cela aussi commence a devenir un fait de société, tout comme les 1050 associations anti éoliennes de France, soit si on fait le ratio environ 10 assos par département, ce qui me parait beaucoup, chiffres que je vais vérifier, au mieux, mais de toute façon c'est énorme. Et non il n'y a pas , il ne peut y avoir autant de "résistants au changement " tels que qualifiés par les pro éoliens dénigrant ainsi les antis.
Tout de même : autant d'associations, de gens toutes tendances politiques confondues et de tous âges, encore une fois, dans quel camp est le mépris lorsqu'on feint de les ignorer ou qu'on les qualifie d'affreux réacs résistants à la pensée unique de la croissance dite verte et aussi polluante sur bien des aspects que tout autre exploitation d'énergies fossiles? Y t-il une hiérarchie à part en matière de risque nucléaire, entre la pollution de l'air, par le charbon, la déforestation ( dessouchage, c'est a dire que les arbres ne repoussent jamais) et le massacre de l'avifaune, voire les soucis de santé publique des infrasons par les aérogénérateurs? Mon travail de journaliste ne consiste pas à hiérarchiser il consiste à alerter, quand on dissimule des réalités.


Le souci semble t-il, n'est pas les aérogénérateurs qui implantés là où ils ne causent pas trop de dommages, ne posent pas plus de souci qu'une autre source d'énergie par définition polluante, car une énergie propre n'existe pas, le souci c'est d'abord la nébuleuse de ce dossier, et un discours huilé propagandiste qui brouille le réel.

Cette nébuleuse hélas, ne prédit rien de bon. Les Danois d'ailleurs, qui ont gelé leur programme, alertent notamment par la voix de Peter Rordam, ancien juge de la Cour suprême. Je cite, ce monsieur " Je ne suis pas très qualifié pour parler de corruption en général mais il y a un secteur dans lequel j'ai une profonde connaissance : les éoliennes qui sont une industrie, ont contribué ont contribué à corrompre profondément notre système politique".
Alors souhaitons nous que notre propre République ne fasse pas un jour le même triste constat?

Ainsi au téléphone Madame Robin m'a dit qu'elle faisait un métier honorable. Je n'en doute pas, d'ailleurs la dessus je demeure fidèle à Hegel "tout intellectuel est celui qui maîtrise sa pratique quelle que soit cette pratique" voulant dire par là qu'il n'y avait jamais de sot métier, ni de hiérarchie de valeur en la matière. La question n'est pas de mépriser tel ou tel pour peu qu'on ne méprise pas non plus les autres à l’inverse, soit des riverains, en oubliant de leur rendre publiquement via les études d'impact notamment la réalité de terrain de leur composantes identitaires.

Parce que çà Madame Robin je vous le dis, ce sera nos grues nos oiseaux nos buses aussi qui vont passer au hachoir de vos pâles qui s'abattent à 300 KM heures environ et aussi nos buses car les rapaces sont particulièrement menacés par les machines et ici nous en avons partout, de ces rapaces pacifiques qui nous décollent au raz des capots de nos voitures. Alors qu'allez vous faire? payer des employés nettoyeurs chargés d'évacuer les cadavres discrètement, pour ne pas êtres confronté au problème, ou expliquez moi, comment allez vous faire? Enfin comment l'exploitant va t-il faire?

Car ce qui cesse d'être honorable, à mes yeux, vous en conviendrez, comme moi, c'est de falsifier la vérité, ou de tenter de la falsifier à des fins uniquement mercantiles. Surtout quand les Espagnols ( la société ornithologique d'Etat) annonce entre 6 et 18 millions d'oiseaux tués par leurs éoliennes, et qu'on travaille, ici en plein épicentre d'un des plus gros couloir de migrations de France!
Si madame Robin, vous l'ignoriez, et bien vous le savez désormais.


 

Alors c'est ma question : chère madame Robin, ayant connaissance de cela est-ce à vos yeux honorable d'organiser un tel carnage ornithologique, en pur cynisme industriel? C'est ma question du jour. Et de demain.
Quand à notre livre, comme je vous l'ai dit, madame, je ne peux dire à l'avance ce que je vais trouver quand j'enquête, sinon ce n'est plus une enquête. Et me demander de cadrer à l'avance un entretien, n'est pas franchement parler l'attitude de quelqu'un qui n'a rien à cacher. Mes confrères auxquels je joins ce message, car tout même ils devront bien aussi vous interroger sur les effets des machines sur les migrations seront la dessus d'accord avec moi. Ceci nuit précisément à votre image, que vous souhaitez, je le comprends, c'est de bonne guerre, préserver.

Ici en Périgord limousin j'ai trouvé la voie majeure des grues cendrées et de tas d'autres espèces, et j'ai trouvé des bureaux d'études malheureusement désinvoltes, qui nuisent d'ailleurs davantage à l'image d'Abowind que moi, qui n'ai pas encore écrit une ligne publiée en librairie, car ce sont des bureaux que vous employez, je ne peux dire autre chose.

Pourquoi minimiser le réel? Car ces Implantations nécessiteraient alors notamment des mesures de bridage obligatoires, nuisant donc à la rentabilité de vos machines? Ou ces implantations pourraient être contestées car lorsque les impacts sur l'environnement sont trop conséquents, et bien il faut renoncer? Le bird life international, dans la convention de BONN, dont la France est signataire, préconise d'ailleurs de ne pas implanter dans les zones humides et les voies majeures de migration.
Alors s'il est un endroit où les migrations sont aussi un vrai culte identitaire, c'est bien chez nous! Et il est impossible qu'un bureau d'étude ne le sache pas. impossible. Salutations. Eliane Faure.
ci joint une carte pour vous éclairer :"

 

Publié dans eoliennes

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