Eoliennes/Livre en cours/ de Michel Bessaguet

Publié le par Carole Gouyé

Eoliennes/Livre en cours/ de Michel Bessaguet
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Monsieur le Président du Parc Naturel Régional, maire de Saint-Jory, messieurs les maires de Saint-Saud  et Milhac-de-Nontron, copie à Pascal Bourdeau, maire de Nontron, Hervé Chassain, journaliste.

Je me permets de me présenter : Michel Bessaguet, journaliste –trente ans au Magazine GEO- et, pour la revue XXI, lanceur d’alerte sur l’empoisonnement aux pesticides des ouvriers viticoles du bordelais, enquête d’avril 2014 qui contribue grièvement à la prise de conscience des maladies professionnelles dans l’agriculture. Ajoutons l’épisode du récit « Au pays du Millefeuille » publié en été 2015 dans XXI révèlant les turpitudes des promoteurs éoliens à Pensol (87) auprès des petites municipalités fragiles rêvant de revenus d’appoint avec la baisse des dotations territoriales. Tout cela est vérifiable sur Internet.

Actuellement, nous réalisons avec ma compagne et consoeur Eliane Faure, un ouvrage sur l’éolien pour une grande maison d’édition parisienne.

Certains d’entre vous ont choisi, après s’être fait influencer, voire manipuler, par les promoteurs éoliens et « la loi de transition énergétique » –rapporteur : l’élégant Denis Beaupin-, d’installer, voire de soutenir, des projets d’usines d’aérogénérateurs sur vos communes.

Au titre, selon la formule de propagande reprise par la députée Colette Langlade « qu’il faut bien sortir du nucléaire ». Une centrale, à fortiori dix-neuf dotées de cinquante-huit réacteurs, ne se stoppe pas comme une tondeuse à gazon. Ces centrales, qui à elles seules sont des déchets à vie longue que la technologie ne sait pas, pour l’instant, démanteler, resteront actives pour des décennies. Tchernobyl, trente ans après, va être recouverte d’un nouveau sarcophage. Fukushima n’est pas à l’aube d’être sécurisée. Car il faut refroidir sans cesse dans les « piscines » les crayons radioactifs. Et pas en pédalant sur une dynamo.

L’urgence, selon l’Autorité de Sûreté Nucléaire, le gendarme de l’atome, est de renforcer la sécurité de nos centrales, avant un accident majeur, hélas. Ce qui ne peut manquer d’arriver, hélas. Cela coûtera des dizaines de milliards d’euros, d’autant que la France est le pays premier exportateur mondial d’élèctricité.

Concernant vos inclinations à installer des usines d’aérogénérateurs en Périgord, suivant les consignes de la « loi de transition énergétique », aussi impie que le furent les lois spéciales du régime de Vichy sur le statut des Juifs, vous devez comprendre :

- Que votre région n’a pas assez de vent comme nous l’a rapporté la station ornithologique de Flavignac (87) dont Patrick Précigout, son responsable, a témoigné du démontage du mât de mesure six mois après son installation.  Que le promoteur EDP à Pensol/Saint-Saud a avoué dans le « Populaire du Centre » qu’il n’y avait pas assez de vent pour seulement monter un mât de mesure. Enfin, comme votre région est un couloir majeur de migrations d’oiseaux, il demeure inapproprié d’y monter des « machines » de 200 mètres de haut. D’ailleurs, le commissaire enquêteur du projet ABOWIND de la Petite Valade, commune de Maransin (33), région voisine, a conclu à un avis négatif, relevant que le bureau d’études ABIES, avait omis de signaler ce fameux couloir d’oiseaux migrateurs. (VOIR LES CONCLUSIONS EN PJ)

- La promesse des promoteurs éoliens garantissant le rachat par EDF de 82 euros du MGW alors que le prix du marché s’établit à 28/32 euros, ne s’applique que pour la première année. Encore faut-il que le vent souffle 1780 heures/an sur les 8760 heures que compte une année. Rentable ? Pas du tout. Une « machine » a une durée de vie de 15 ans. Son démantèlement coûte 300 000 euros. Qui démantèlera en cas de faillite ? Le propriétaire du terrain ? La commune ? Les promoteurs mentent et refusent de nous rencontrer devant témoins. Les bureaux d’étude bidonnent leurs études, nous en avons les preuves. Certains commissaires enquêteurs trafiquent leur rapport, nous en avons les preuves.

- L’ADEME et les services du ministère de l’Environnement de madame Royal font l’impasse sur les risques sanitaires des infrasons, connus pourtant depuis 30 ans. Je possède des rapports en anglais et français, que je tiens à votre disposition, attestant des maladies qui touchent les riverains des « machines », y compris à plus de 3000 mètres. Car les infrasons, inaudibles, et les sons de basse fréquence, passent à travers les obstacles, murs, parois, pour affecter cœur, cerveau et provoquer des troubles graves du comportement.

- « Il y aura des régions sacrifiées » comme nous l’a confié un membre de la DREAL, ainsi des zones où l’on construit des autoroutes, des voies de chemin de fer, des aéroports (Notre-Dame-des-Landes). Etes-vous prêts à sacrifier une des plus belles régions sauvages de France ? A faire fuir les touristes ? A fairebaisser le prix de maisons de vos administrés ?

- Nous revenons de l’Aisne, en Picardie et en Thiérache (où l’on fait le fameux Maroilles). Je vous invite à y faire un voyage d’études. Notamment dans la commune d’Iron. Et vous verrez par vous-mêmes ce que les industriels ont fait pour démolir une région.

Bien cordialement,

Michel Bessaguet."

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