Directives anticipées : elles précisent notre volonté

Publié le par Carole Gouyé

La loi relative aux droits des malades et à la fin de vie (dite Loi Léonetti) précise les droits qu’ont les patients de faire respecter leurs volontés sur des points importants

  • Droit de se faire représenter par une personne de confiance
  • Droit au refus de tout traitement
  • Droit au soulagement de la douleur
  • Droit au respect des directives anticipées
  • Droit à l’information
  • Droit d’accès au dossier médical

Les directives anticipées sont destinées à faire connaître à tous, donc à nos médecins, nos volontés pour notre fin de vie :

  • Souffrances acceptées ou non,
  • prolongation de vie souhaitée ou non (l'obstination déraisonnable – c'est-à-dire l’acharnement thérapeutique - est interdite),
  • demande ou non d'aide à mourir lente ou rapide selon notre état de santé - incurable- en fin de vie,
  • lieu préféré de fin de vie,
  • et plus généralement nos idées sur la fin de vie que nous souhaitons, ou que nous refusons.

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L’accès aux soins palliatifs est un droit, pas une obligation

La demande d’euthanasie est un droit, pas une obligation

Si on ne peut écrire, des volontés détaillées, faute de réflexion suffisante, il faut au moins prendre la peine d'écrire qu’on nomme expressément une personne de confiance, au choix, médecin traitant, membre de la famille, ou ami – personne à laquelle on délègue la responsabilité de décider ce qui sera le mieux pour nous, si nous étions mourant et en état d'inconscience.

En cas de difficulté physique pour écrire, on peut le faire faire par un tiers, avec deux témoins qui signifieront l’accord.

Ne pas rédiger ses directives anticipées, c’est mettre ceux qui nous aiment et que nous prétendons aimer ,ou les médecins, dans l’obligation de prendre pour nous une décision que nous n’avons pas osé prendre.

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